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17/05/2017

Les jeux vidéo dans l'éducation chez l'enfant

meilleurx-jeux-ludo-educatifs.jpgPoint de vue éclairant du site " naître et grandir" sur les jeux vidéo, divertissement devenu monnaie courante chez nos têtes blondes, en invoquant les rôles positifs et négatifs de ces derniers dans leur l'éducation:

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Le pour et le contre des jeux vidéo

L’ordinateur (logiciels, cédéroms, Internet, tablettes, téléphones intelligents) offre des jeux spécialement conçus pour les enfants. On trouve aussi des consoles de jeux vidéo (Wii, Xbox, PlayStation, Game Boy, DS) qui, très tôt, captivent l’enfant. Ces divers jeux sont-ils à bannir ou faut-il au contraire sensibiliser les enfants à ce monde virtuel?

Le pour

  • L’ordinateur : En jouant à l’ordinateur, l’enfant apprend à utiliser une souris, à déplacer le curseur sur l’écran, et découvre les rudiments de l’ordinateur. Selon le logiciel, l’enfant peut apprendre la notion de cause à effet : en appuyant sur une touche ou en cliquant sur la souris, il produit une action à l’écran. Certains jeux lui permettent de découvrir des notions de base comme les couleurs, les grandeurs, les formes. Il lui faut alors être attentif et bien observer. Ce type de jeu est interactif, puisque l’ordinateur réagit à l’action de l’enfant. Il lui indique, par exemple, s’il a su trouver la plus grosse fleur à l’écran. Lorsqu’il est utilisé avec modération et sous supervision, l’ordinateur peut s’avérer un outil de jeu et d’apprentissage intéressant pour l’enfant.
  • Les jeux vidéo : Les jeux vidéo se jouent avec une manette que l’enfant doit apprendre à contrôler. Cette manette nécessite une activité bilatérale, utilisant des actions différentes des deux mains qui mettent à profit la coordination. Sa manipulation est donc plus complexe que le déplacement de la souris. La majorité des jeux vidéo stimulent l’attention, la motivation, la concentration, la mémoire, la résolution de problèmes, la reconnaissance visuelle des personnages et des objets, la rapidité, un début de logique et une bonne coordination oeil-main. La patience de l’enfant est aussi mise à l’épreuve, puisque l’échec y est fréquent et que l’enfant doit souvent recommencer le même niveau. Par ailleurs, ces jeux peuvent aussi favoriser les échanges avec d’autres enfants qui partagent la même passion, discutant entre eux du plaisir de tel ou tel jeu, se donnant mutuellement des trucs pour traverser les obstacles. Certains jeux encourageraient les enfants à une certaine interactivité et susciteraient parfois l’envie de pratiquer des activités sportives.
  • La tablette : Selon certains experts, la tablette constituerait un outil d’apprentissage intéressant grâce à son interactivité, si son utilisation est supervisée par les parents. La tablette peut les initier aux nombres et à la lecture tout en éveillant et en exerçant leur capacité d’attention visuelle. Elle permettrait de diversifier les sources de stimulation.

Le contre

  • Aucune norme universelle ne garantit la qualité de ces jeux. Il est utile de les essayer ou de demander de l’information avant de les acheter. En quoi consiste le jeu? Qu’est-il demandé à l’enfant? Y a-t-il divers niveaux de difficulté adaptés à l’âge de l’enfant? Combien de temps dure une partie? En Amérique du Nord, l’Entertainment Software Rating Board offre un classement des jeux vidéo et des applications selon l’âge auquel ils sont appropriés. Pour vous aider à faire un choix parmi la variété de contenu éducatif conçu pour les tablettes, consultez EduLulu.
  • Les consoles de jeux vidéo, les jeux d’ordinateur ou les tablettes ne peuvent pas remplacer les jouets traditionnels. Un sondage réalisé dans 10 pays révèle que les enfants de 2 à 5 ans présentent davantage d’habiletés virtuelles que d’habiletés motrices. Par exemple, 66 % savent jouer à des jeux simples à l’ordinateur alors qu’ils sont seulement 58 % à savoir pédaler sur une bicyclette.
  • L’exposition excessive aux écrans contribue à la sédentarité des enfants. Les jeux d’écran se pratiquent au détriment des activités sportives et du jeu libre à l’extérieur. Les jeunes qui passent plus de deux heures par jour devant un écran jouent 30 minutes de moins à l’extérieur que les autres enfants. Cela contribue à augmenter le risque de surpoids et d’obésité. Par ailleurs, les enfants qui ont un téléviseur dans leur chambre affichent un gain de poids supérieur à celui des autres enfants. Selon certains experts, même les jeux vidéo dits actifs ne peuvent pas être utilisés pour aider les enfants à faire plus d’activité physique. Ils pourraient toutefois transformer un comportement sédentaire en une activité physique d’intensité légère à modérée.
  • Certains spécialistes croient qu’un usage excessif des tablettes et des téléphones intelligents affaiblit les muscles oculaires, entraîne de la fatigue et des maux de tête. Une mauvaise posture au moment de l’utilisation pourrait aussi causer des problèmes musculosquelettiques.
  • Rester devant l’écran d’un ordinateur est une activité relativement passive. Or, le jeune enfant (et l’enfant plus vieux aussi) a besoin de toucher, de manipuler, de bouger, de parler, d’être créatif, de jouer avec de vrais objets et de vraies personnes. De plus, un jeune enfant peut avoir du mal à comprendre ce qu’il doit faire à l’ordinateur. La présence d’un parent à ses côtés est nécessaire pour lui permettre d’en retirer le maximum. Ce n’est pas un véritable désavantage si l’activité devient un jeu partagé avec le parent, mais ce le sera si ce dernier souhaite occuper l’enfant à l’ordinateur pendant qu’il fait autre chose.
  • Un jeune enfant n’a pas la maturité pour jouer à un jeu vidéo. Il n’a pas les habiletés nécessaires pour véritablement comprendre les règles d’un jeu vidéo et y jouer efficacement. Par ailleurs, les valeurs que véhiculent ces jeux sont, en général, la vitesse, la compétition, parfois la compassion, la générosité, mais aussi, très souvent, la violence. Or, les images violentes, présentes dans ces jeux, peuvent créer des angoisses aux plus petits, car ils ne sont pas encore capables de prendre suffisamment de recul par rapport à la fiction.
  • À l’âge scolaire, certains enfants, particulièrement les garçons, peuvent développer une dépendance aux jeux vidéo, étant incapables de s’en passer. Quand ils jouent, ils n’entendent rien de ce qui se passe autour d’eux; ils sont coupés du monde réel. Pour ne pas en venir à cette situation, mieux vaut poser des règles d’utilisation précises dès que l’enfant commence à jouer à ce type de jeux.

Pas mauvais, mais…

Le monde virtuel apporte son lot de stimulations à l’enfant, mais il ne saurait lui apporter la même richesse d’expériences que le monde réel.

Sans pour autant empêcher votre enfant d’y jouer, il est sage de sélectionner judicieusement ce que vous mettez entre ses mains et d’en contrôler l’usage. Limiter et superviser l’utilisation de ces jeux évite l’isolement de l’enfant et sa passivité devant un écran. Ces jeux représentent une activité parmi toutes les autres; ils ne devraient jamais devenir l’activité dominante de la journée de votre enfant.

Si on donne de bonnes habitudes à l’enfant, il sera plus facile de les maintenir à l’âge scolaire, lorsque l’intérêt est croissant, particulièrement pour les jeux vidéo.

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Contenu de l'article récupéré sur le site: http://naitreetgrandir.com/fr/etape/3-5-ans/apprentissage...

Jeux vidéo et école font-ils bon ménage?

photo-test-v3-018-630x0.jpgUne étude analysée par "Science et avenir" concernant la relation des écoliers avec les jeux vidéo et leur résultats scolaires.

 

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Les jeux vidéo nuisent-ils à la réussite scolaire ?

L'OCDE a réalisé une enquête dans 65 pays pour le savoir. Selon ses conclusions, tout dépend du type de jeux choisi par l'élève et de la fréquence à laquelle il joue.

Jouer "modérément" aux jeux vidéo peut être utile pour décrocher de meilleurs résultats à l'école, notamment pour les mathématiques, révèle une récente enquête de l'Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) réalisée dans 65 pays et territoires. La relation entre les résultats scolaires des élèves et les jeux vidéos dépendrait du type de jeux qu'ils choisissent et de la fréquence à laquelle ils y jouent. 

Mieux vaut jouer seul qu'en réseau

BIENFAITS. Selon ce rapport, les élèves qui jouent à des jeux vidéo à une fréquence allant d'une fois par mois à presque tous les jours obtiennent, en moyenne, de meilleurs résultats en mathématiques, en compréhension de l'écrit, en sciences et en résolution de problèmes que ceux qui y jouent chaque jour. Ils obtiennent également de meilleurs résultats que les élèves qui n'y jouent jamais ou presque jamais. "Un usage modéré des jeux vidéo peut ainsi être utile notamment pour acquérir des compétences spatiales, d'orientation géographique, de lecture de carte et aider les élèves à obtenir de meilleurs résultats pour la résolution des problèmes en mathématiques", a souligné Francesco Avvisati, analyste à l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), lors d'une conférence de presse.

Une conclusion qui confirme celle d'études réalisées précédentes, qui soulignaient le fait que de nombreux jeux intègrent de bons principes d'apprentissage, susceptibles de stimuler le fonctionnement cognitif des élèves et de favoriser leur adaptation psychosociale, tout en perfectionnant leurs compétences en termes de perception de l'espace et de résolution de problèmes. Cependant, pour que les jeux vidéo soient réellement utiles, les adolescents doivent jouer seuls et non en réseau, fait remarquer l'OCDE. En effet, les jeux à plusieurs en réseaux semblent associés à une moindre performance, et ce quelle que soit la fréquence à laquelle les élèves y jouent.

FILLES. Les garçons étant souvent des usagers quotidiens de jeux vidéo et nettement plus susceptibles que les filles de jouer à des jeux à plusieurs en réseaux, les différences observées entre les sexes en matière de jeux vidéos se traduisent par un avantage pour les filles en termes de performance, commente l'OCDE. Cependant, selon l'enquête PISA 2012, les filles jouent peu aux jeux vidéo, comparés aux garçons (voir graphique ci-dessous). Or, pour Francesco Avvisati, les jeunes filles gagneraient à jouer davantage aux jeux vidéo pour gagner "en confiance" et "accepter les erreurs". L'analyste souligne qu'au contraire, les garçons, lorsqu'ils jouent trop aux jeux vidéo, sont "plus susceptibles d'arriver en retard à l'école" ou de "sauter des jours d'école". 

L'excès de jeux vidéos : des conséquences néfastes

DÉPENDANCE. De nombreuses recherches ont été menées sur la nature addictive des jeux vidéo et les conséquences potentiellement négatives qu'ils pourraient avoir sur les résultats scolaires des élèves, leur santé et leur mode de vie. Lorsque les élèves passent plus de temps à jouer aux jeux vidéo, il se peut qu'ils aient moins de temps à consacrer à la pratique d'activités physiques ou à leurs devoirs, deux éléments qui sont associés à de meilleurs résultats en termes d'apprentissage, souligne l'OCDE.

Les élèves jouant aux jeux vidéo de façon excessive sont susceptibles de ne pas parvenir à se concentrer sur leur travail à l’école, d’être moins enclins à consacrer du temps à leur travail scolaire à la maison, d’avoir des troubles du sommeil, et de faire preuve de moins de persévérance s’ils ne voient pas leurs efforts immédiatement récompensés comme dans les jeux vidéos. L’excès de jeux vidéo est également associé à des troubles du fonctionnement social, à une augmentation de l’anxiété et à des problèmes de santé mentale, ainsi qu’à une plus grande prévalence des cas d’obésité. En outre, le fait de jouer à des jeux violents peut également être associé au développement de comportements agressifs.

ÉTUDE. Le rapport de l'OCDE a été réalisé à partir des données collectées pour l'étude Pisa 2012, qui questionnait plus de 510.000 jeunes âgés de 15 ans dans les pays membres de l'organisation ou volontaires pour l'étude. L'OCDE compte 34 membres, pour la plupart des pays développés comme les États-Unis, des pays de l'Union européenne, l'Australie ou le Japon mais également des États émergents (Mexique, Chili, Turquie...).

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Article récupéré sur le site: https://www.sciencesetavenir.fr/sante/les-jeux-videos-nuisent-ils-a-la-reussite-scolaire_18846